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Traccia tema francese - Concorso a 63 posti

Question:

 

En vous appuyant sur l’exemple italien expliquer et analyser le titre “L’illusion Nationaliste”

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A l’Est de l’Europe, une transition difficile. L’adieu aux fédérations

L'ILLUSION NATIONALISTE

La partition pacifique de la Tchécoslovaquie et la fragmentation de la Yougoslavie, avec son cortège de guerres, présentent des similitudes. Si certaines causes communes de la désintégration relèvent du passé, d'autres, ancrées dans les mécanismes de la mondialisation, ont une portée plus large. De fragiles recompositions sont actuellement à l'œuvre.

Le tournant néolibéral des années 1990 introduisit des mécanismes plus favorables aux structures industrielles avancées des régions riches (Bohéme­-Moravie ou Slovénie) qu'à l'industrie lourde de la Slovaquie ou du Kosovo. Il renforça la tentation des premières de profiter du réamenagement politique pour voler de leurs propres ailes, tandis que les régions moins développées y répondaient par le protectionnisme.

La fragmentation yougoslave comme celle de la Tchécoslovaquie renvoient, donc à des évolutions à l'œuvre ailleurs, dans l'Union européenne, en Belgique, en Espagne, en Italie, ou dans certains Etats de l'ex-URSS: partout. le néolibéralisme renforce les égoïsmes des régions déve­loppées, qui rechignent à contribuer à des budgets communs perçus comme des freins à leur propre essor. Le contróle des privatisations ou des ressources exportables influence aussi la recomposition (pacifique ou violente) des territoires, sous couvert d'ethnicité. Les nouveaux pouvoirs cher­chent leur légitimité dans le nationalisme, qui offre de pseudo-protections commu­nautaristes face à la suppression des anciennes protections sociales.

La course à l'adhésion à l'Union incite également à se débarasser des régions les plus pauvres, afin de se doter d'un budget conforme aux critères de Maastricht . A l'opposé, ces régions pauvres espèrent trouver dans les fonds structurels européens les budgets qui soutiendront leur « rattrapage».

Les gouvernements occidentaux ont-­ils voulu cette désintégration? En partie sans doute, quand on pense à l'obstruc­tion de tout projet socialiste unitaire dans un cadre fédéral, ou encore à la reconquéte pacifique par l'Allemagne de son influence sur les parties les plus riches de l'Europe de l'Est ou son róle dans l’éclatement de la Yougoslavie. Mais ces gouvernements ont aussi cher­ché à contenir l'éclatement de la Bosnie (accords de Dayton. 1995), puis célui de l'ancienne République yougoslave de Macédoine, sommée d’adopter, en 2001, une Constitution octroyant plus de droits à la population albanaise. Toutefois, ces espóirs de recomposition des liens entre populations sont fragilisés par des choix « constituants » imposés de l'extérieur.

A la fin de l'intervention armée de l'Orgànisation du traité de l'Atlantique nord (OTAN), l'Union a élaboré un Pacte de stabilité de l'Europe du Sud-Est (1999) et confirmé ses promesses d'elargissement. C'était reconnaître le besoin d'une politique englobant l'ensemble d'une région fràgilisée  tant par la remise en cause des frontières et régimes issus des deux guerres mondiales que par les nouveaux conflits.

Les dirigeants européens jouent ainsi le rôle de pompiers pyromanes. Les logiques économiques qu'ils imposent accentuent la désintégration des tissus sociaux et la montée de réponses déma­gogiques, laquelle détourne l'insatisfaction populaire vers cés boucs-emissaires commodes que sont souvent les popula­tions voisines ou « étrangères ».